Philippe IV le bel (1268 Fontainebleau - 1314)
Philippe IV le bel (1268 - 1314)>, Roi de France de 1285 à 1314 Philippe IV le Bel entouré ses enfants Philippe IV Philippe IV

Il est le fils et le successeur de Philippe III le Hardi. Philippe IV, roi de France, dit-le-bel, était le petit fils de saint Louis.
Son père, Philipe III-le-hardi régna jusqu'en 1285. Lui-même naquit à Fontainebleau en 1268.
C'est donc à l'âge de 17 ans qu'il parvint au trône royal.
Il régna 29 années, mais ce fût l'un des derniers rois de la dynastie des Capétiens.
En effet, ses trois fils et son petit fils moururent rapidement, tour à tour. Ce fût en conséquence Philippe de Valois, son neveu, qui recueillit l'héritage royal, et qui installa pour 3 siècles la dynastie des Valois.

Philippe le Bel est, avec Philippe Auguste et Louis IX, un des principaux artisans de l'unité française au Moyen Age.
Il étend le domaine royal en reprenant les terres que son prédécesseur Louis IX avait généreusement distribuées.
Il acquiert de nombreuses villes dont Lille et Douai.

A l'intérieur, il intente un procés aux Templiers afin de réduire leur pouvoir et faire main basse sur leurs richesses. Il organisa secrétement l'arrestation simultanée de tous les Templiers, et confisqua leurs biens. Puis, n'ayant pu faire plier leurs chefs, il fit brûler vif Jacques De Molay, le grand maître de l'ordre. Le procés prend fin en 1312: l'ordre est supprimé.

A l'extérieur, il tient tête au Saint-Siége dont la puissance s'étend sur l'Europe, en s'opposant à Boniface VIII au sujet de la levée des décimes. La réconciliation entre la France et l'église n'a lieu qu'à la suite de l'avénement de Clément V, qui s'installa à Avignon.


Le règne de Philippe IV le Bel, monté sur le trône de France à l'âge de dix-sept ans, à la mort de son père Philippe III, le 5 octobre 1285, est considéré par les historiens comme un des plus importants et des plus déconcertants de l'histoire de France.
Son importance tient au fait que le royaume de France apparaît alors au sommet de sa puissance médiévale : c'est le plus peuplé de la Chrétienté (de 13 à 15 millions d'habitants, le tiers de la Chrétienté latine). Il connaît une grande prospérité économique (extension maximale des défrichements, apogée des foires de Champagne, par exemple), le pouvoir monarchique accomplit de tels progrès qu'on voit dans Philippe le Bel, entouré de ses conseillers instruits en droit, les « légistes », le premier souverain moderne d'un État fort et centralisé.
Et pourtant, ce tableau optimiste ne cadre pas avec d'autres constatations. Un profond malaise économique semble latent, que manifestent les nombreuses mutations monétaires (dévaluations ou, plus rarement, réévaluations) ; à la fin du règne, le déclin des foires de Champagne concurrencées par le commerce maritime direct des Italiens avec l'Europe du Nord et, au lendemain de la mort du roi, la grande famine de 1315-1317.
Par ailleurs, des études plus minutieuses montrent un roi connaissant mal son royaume et incapable d'en maîtriser l'étendue, échouant à établir des impôts directs, impuissant à disposer d'une administration efficace. Une série de procès et de scandales, mi-politiques, mi-privés, entourent la figure du roi d'un halo douteux : procès de l'évêque de Troyes, Guichard, accusé d'avoir fait mourir la reine par sorcellerie ; procès de l'évêque de Pamiers, Bernard Saisset, qui aggravera le différend du roi avec la papauté ; procès des Templiers ; emprisonnement des brus du roi et exécution de leurs amants.
Enfin, ce roi reste énigmatique. A-t-il été l'instigateur de la politique française ou un simple instrument entre les mains de ses conseilleurs ? Les chroniqueurs contemporains, hostiles pour la plupart aux aspects fiscaux et monétaires de cette politique, penchent pour la seconde hypothèse et font de Philippe IV un souverain mal conseillé. Mais c'est là une idée reçue de la littérature concernant les rois.
Il reste que, derrière ces incertitudes, on entrevoit en Philippe le Bel un type de roi qui n'est plus celui du Moyen Âge classique. Bien que l'on ait insisté sur sa piété et que son gouvernement ait continué l'évolution vers la spécialisation et la centralisation amorcée au moins sous Philippe Auguste, bien qu'il ait eu une vénération spéciale pour son grand-père dont il obtint la canonisation (1297), il apparaît comme un « anti-Saint Louis ». Un leitmotiv de cette époque est de déplorer les détériorations survenues depuis « le temps monseigneur Saint Louis », considéré comme le bon temps ; on pressent ainsi qu'avec ce roi d'un nouveau modèle c'est une autre époque qui s'annonce. Il ne faut pas cependant exagérer la « modernité » de Philippe le Bel et de la France de son temps.



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